Le Transsibérien & le Transmongolien


Un voyage à travers la Russie, la Mongolie et la Chine

La Mongolie



Le trajet se poursuit avec la découverte de ce magnifique pays qu'est la Mongolie. Un petit crochet par la ville minière d'Erdenet nous confronte immédiatement à une réalité ou les seuls étrangers sont des ingénieurs russes. On file sur Ulan Bator puis sur les steppes mongoles. La nature, en hiver, est silencieuse, extraordinairement tranquille. Finalement, la route continue en direction de la Chine


Erdenet, la gare
Erdenet, la deuxième ville de Mongolie, tant par sa population de 89'000 âmes que par son importance économique est le chef lieu de la province d'Orchon Elle a été fondée en 1975 afin d'abriter les ouvriers travaillant dans les mines de cuivre récemment ouvertes.

Cette mine, la quatrième au monde, est exploitée par Erdenet Mining Corporation, un joint-venture russo-mongole. Le cuivre est la principale source de revenus du pays à l'exportation et l'entreprise participe pour une part prépondérante, vu le montant des impôts qu'elle paye, au budget de la Mongolie. Elle est d'ailleurs détenue pour 51 % par l'état. Depuis 2005, le complexe industriel ne se contente pas seulement d'extraire la roche nécessaire à la production, mais produit également le cuivre.

Erdenet est par ailleurs réputée pour sa production de tapis. L'industrie de produits alimentaire et l'industrie du bois ont également élu domicile dans la région.

Ulan Bator, la gare Comme en Russie, il est possible de se ravitailler dans les gares Ulan Bator, le musée du chemin de fer Soirée floklorique destinée aux touristes. Intéressant bien qu'un peu surfait...
Dès 1700 environ, la Mongolie est sous la domination de l'Empereur mandchous, qui étouffa n'importe quelle idée d'autonomie. Le début du XXe siècle, avec le déclin de l'Empire et l'avènement de la République de Chine, marque un tournant dans l'histoire de la région : l'indépendance de la Mongolie extérieure, au nord, est proclamée en 1911. La Mongolie intérieure, au sud, quand à elle, reste, et restera, dans le giron de Pékin. L'Etat se veut théocratique, c'est à dire que le Bogd, le leader religieux, intègre le pouvoir politique. En 1915, l'URSS et la Chine, les grands voisins, refusent cependant cette indépendance et accordent au pays un statut d'autonomie, laquelle est même abolie en 1919 et envoya l'armée rétablir l'ordre. La résistance mongole fût cependant forte dans de nombreuse régions.

En 1921, la Mongolie retrouve son indépendance. Elle est organisée dans un premier temps en un état théocratique avant de se former en république communiste.

Les années trente sont marquées, comme chez sont grand voisin du nord, par les purges politiques avant d'être marquées par un conflit majeur avec l'armée japonaise, alors en pleine guerre sino-japonaise. L'armée soviétique prêtât main forte à l'armée locale afin de sécuriser la frontière. Et ce n'est qu'en 1945 que la Chine reconnut l'indépendance du pays.

La Mongolie a toujours été un fidèle allié de l'Union Soviétique ceci jusqu'à sa chute en 1991. Elle en adopta même son alphabet cyrillique au détriment de son écriture propre. En 1992, une nouvelle Constitution garantissant une démocratie et des changements économiques est adoptée.(Informations tirées du site de l'agent de voyage "e-mongol")

La Mongolie est essentiellement peuplée de nomades. L'élevage ovin et caprin y joue par conséquent un rôle important
La yourte (on dit Ger, en Mongolie) est la forme d'habitation traditionnelle des populations nomades d'Asie centrale. Sa conception permet de vivre tant pendant les grandes chaleurs de l'été que pendant les grands froids de l'hiver. Sa construction ne nécessite aucun clou ni outillage, juste un peu d'adresse : ses parois sont en bois entrecroisés, sa charpente est soutenue par deux piliers réunis entre eux par une sorte de disque. La structure est recouverte de feutre et d'une toile imperméable. Elle n'est pas encrée au sol, mais sa forme et l'emplacement de sa construction évite qu'elle ne s'envole. Le montage nécessite deux à trois heures de travail.

La yourte est aménagée et décorée selon le respect des traditions : la porte est face au sud, en direction du soleil, son poêle est au centre, les lits sont placés sur les côtés et les objets de valeurs, les habits, les icônes religieuses, les livres et les photos de familles de la famille sont rangés au fonds, dans un coffre, ou présentés au dessus.

   


Traditionnellement, la religion pratiquée par les Mongols est le Chamanisme qui adore le ciel bleu. Cependant, le bouddhisme tibétain, une forme de Bouddhisme tantrique, ou de Vajrayana, a gagné en popularité après qu'il ait été introduit dans la région au XVIème siècle. Le bouddhisme tibétain partage les buts bouddhistes communs du dégagement individuel de la souffrance et de la réincarnation. Le Dalai Lama tibétain exilé en Inde est le chef spirituel de cette branche du Bouddhisme. Il est hautement respecté en Mongolie.

L'héritage chamanique reste toutefois très présent : les mongols continuent à pratiquer la magie ritualiste, le culte de la nature, l'exorcisme, la méditation. Ils se soignent également grâce à la médecine naturelle. D'autre part, l'influence du tantrisme se remarque de manière concrète par la croyance en un pouvoir surnaturel des mots sacrés, qui prend notamment la forme de livres ou drapeaux imprimés et de mantras récités.

Au début du XXème siècle, la Mongolie comptait des centaines de monastères bouddhistes et environ un tiers des hommes étaient moines. Dans les années 30, le pouvoir communistes a tenté d'abolir les religions, ce qui a presque détruit le réseau étendu des monastères. Selon la règle communiste, l'athéisme a été favorisé et les monastères ont été fermés. Les pratiques chamanistes ont toutefois survécu. De 1945 à 1990, un seul monastère, le Gandan à Ulaanbaatar, était autorisé à fonctionner.

La réforme démocratique de 1990 a permis de retrouver une liberté religieuse. Plus d'une centaine de monastères ont rouvert ou ont été reconstruits. Les musulmans kazakhs sont autorisés à pratiquer leur culte. Beaucoup de jeunes reçoivent une éducation auprès de centres d'étude traditionnels, et les traditions et cultes peuvent de nouveau se pratiquer sans crainte. (Informations tirées notamment du site de l'agent de voyage "e-mongol")