A travers l'Europe

L'Europe, du nord au sud, de l'est à l'ouest
Tea for two Printemps 2013
Ce voyage est prêt depuis un bon moment déjà... Il y a bien eu les horaires de train qui ont changé pendant le mois de mars, mais bon, l'affaire a été vite réglée ! Début avril ; grosse chute de neige, on ne pourra peut-être pas marcher où on voulait. Avant de partir, on profite encore pour aller voir un film aux Visions du Réel avec le brésilien Gilberto Gil. Voyage culturel, ambiances musicales, belles images. Puis on s'en va, jusqu'à Paris d'abord. Et en première, dans le sens de marche et avec une fenêtre s'il vous plaît ! Quel exploit ! L'ambiance de Paris, toujours la même, est vraiment agréable. Les vacances commencent enfin ! Et, en guise de résumé, voici déjà le petit film retraçant le voyage.

On prend l'Eurostar à la gare du Nord : un vrai check d'aéroport, les tampons dans le passeport en moins... Puis environ trois heures de train : le pays est plat sauf lorsque des corons apparaissent à l'horizon. Le ciel est gris et, après 20 minutes de tunnel, il pleut. On arrive à Londres. Ensuite on prend le train jusqu'à Porthmaddog, sur la côte Atlantique. Jolie ligne, mais un peu longue. On remarque bien quant on arrive dans le Pays de Galles : montagnes et brouillard. Ainsi que le gaëlique, imprononçable et incompréhensible. Y'a toujours plein de moutons, et de brebis.
Ici tout est à l'envers, même les fenêtres s'ouvrent sur l'extérieur ! Porthmaddog est un petit village au bord de l'eau à marée haute, et à l'avantage d'avoir deux lignes de train à vapeur et d'être pas trop loin du plus haut sommet du Pays de Galles ! On arrive au sommet du Snowdon (1'085 mêtres d'altitude) avec l'aide d'un train à crémaillère, qui doit s'arrêter au deux tiers à cause de la neige, puis de nos mollets, à travers le brouillard. On redescend de l'autre côté, beaucoup moins fréquenté, jusqu'à Rhyd Ddu à travers un joli paysage (dès qu'on passe sous le brouillard). On repasse dans ces forêts enchanteresses, où la mousse pousse aussi bien sur les troncs que sur les murets de pierres. C'est vraiment le pays des gnomes, des lutins et des fées.
On se rend à Llandudno, estuaire à marée basse. Ville typique du bord de mer, style victorien avec marquise en fer forgé sur tout les bâtiments. Et il y a un Pier : très jolie construction sur la mer. On décide de marcher autour du Great Orme, sorte de préninsule rocheuse au nord de la ville. La route de 7 km est dans les falaises, au-dessus de l'eau, et il fait grand beau ! Puis on prend les deux funiculaires qui montent sur le Great Orme (il y a deux pentes différentes !) Sommet à 207 mètres qu'on redescend à pied en passant par une vieille mine de cuivre vieille de 4'000 ans. Il y a des tas de boyaux creusés avec des pierres et des os, impressionnant. Le lendemain, on va à Blaenau Ffestiniog voir une mine d'ardoise. Et forcément il pleut ! On descend avec une espèce de funiculaire environ 200 mtres sous terre. Il y a des cavités impressionnantes et c'est sympa. à la sortie, un chouette village minier est reconstitué. Sympa.
Ensuite, ce sera Conwy, de l'autre côté du fleuve, ville fortifiée avec un joli château bien aménagé. Port de pèche à moules. Rues sympas. Goélands qui crient. Puis Liverpool pour prendre le bateau pour l'île de Man.
Bon, ça secoue terriblement, mais 2 heures 30 plus tard, nous sommes à Douglas. Après le traditionnel déjeuner oeuf-lard-haricots-champignons-tomate-toast on va chercher le tram électrique qui nous mène à Laxey. Vieille automotrice bien faite avec remorque, superbes paysages, voie qui secoue un peu. Laxey est un village connu pour sa pêche aux saumons et pour ses mines. Un mini-train à vapeur nous emmène vers l'une d'elle où une grosse roue impressionnante, qui servait à sortir l'eau des trous, est là. On marche un peu en haut des falaises qui surplombent la mer, à travers la flore locale et les fameux moutons à quatre cornes ! Les paysages sont striés de murs de pierres avec des points blancs partout.
Il vente et il pleut, mais bon, sur l'île tout passe très vite et rien ne reste très longtemps ! On part d'ailleurs avec un petit sac rempli à ras bord (pour le froid, la pluie, le vent, le soleil, un pic-nic, de l'eau, ...) On a prévu une journée bien chargée, mais comme c'est dimanche et qu'on n'a pas les horaires de bus 2013 on verra ce qui est possible. Tout d'abord Peel, de l'autre côté de l'île à l'ouest. On visite le château, ainsi que le musée Mananna qui retrace l'histoire de par-là avec de superbes expositions et ambiances bien faites. On visite aussi le musée des transports dans la cabane de l'ancien garde-barrière. Un peu fouilli, mais bien fait. Après, c'est plus compliqué : on attend un bus pour Castletown qui n'est jamais venu. On rentre sur Douglas visiter le musée de l'île de Man, mais dimanche c'est fermé... On veut boire une bière mais on peine à trouver un pub d'ouvert... Quelle galère ! On rentre souper et observer les nuages qui passent...
Dans ce pays rien n'ouvre avant 10h00 et tout ferme avant 17h00 ! Les journées sont donc très courtes bien que le soleil se couche aux environ de 22h00... On prend le vapeur du sud. Arrêt de deux heures à Castletown pour visiter ledit château : moyennâgeux et conservé en l'état. Au terminus, à Port Erin, on prend de suite un bus pour Cregneash, village-musée à la Ballenberg, mais avec encore des vrais habitants entre deux maisons-musée. Spécial mais sympa ! On rentre en passant par un cercle de pierre très ancien. En ville on visite le musée du train et on boit le thé dans le beau buffet avant le dernier des quatre trains de la journée à 16h00.
Bateau jusqu'à Heysham, un port et une gare avec une grande place pour les parkings, sans bled ! Arrivée à Pleasure Beach, Blackpool. Grand Dysneyland en décrépitude. Il ne reste qu'un beau coucher de soleil.
On boit un thé à la crme à Preston, lors de l'attente de la correspondance pour Edinburgh. Deux heures et demie plus tard on arrive. Il pleut. ‚a ne dure pas. Il fait chaud. Puis les ennuis arrivent et se succdent : la carte de crédit est bloquée et il ne nous reste que 50.- £. En attendant de trouver une solution on visite le jardin botanique royal. Il y a de magnifiques serres énormes. Et on va boire une bière dans un magnifique pub de 1889 ouvert au public. La ville à l'air sympa et convivial, avec de beaux bâtiments. On visite le château qui est, en réalité tout un ensemble de bâtiments à l'intérieur des murs de la forteresse. Bel ensemble mais un peu centré sur la gloire à l'armée quand mme. Ensuite, on s'arrte dans la cathédrale St-Giles qui a de beaux vitraux et on visite un immeuble de 1'600 le "Gladstone's Land", et un autre de 1'800 le "Georgian House". Très bien conservé, il permet de visualiser le style de vie de l'époque. On a pu retirer de l'argent et la banque nous envoie une nouvelle carte de crédit aux Orcades dans une semaine environ, on compte les sous qu'il nous reste... a va pas être facile !
Et on part pour Glasgow, avec un arrêt à Stirling en cours de route. La ville est vieille et sympa, petite, avec une rue commerçante, et tout en haut un château assez intéresant à visiter (il n'y a pas que des musées de guerre dedans, comme à Edinburgh !). Arrivée à Glasgow vers les 16h00. On a juste le temps de jeter un coup d'Ïil à la cathédrale, magnifique, énorme, très élancée, avec un sous-sol gigantesque, et d'aller voir en face une vieille maison conservée datant de 1471. Sympa. Mais on se fait mettre dehors du jardin, tout ferme à 17h00 ! Et il pleut encore.
Le train est plein de marcheurs avec des gros sacs, heureusement qu'on a des places réservées. Beaux paysages : on longe un bras de mer, puis un autre à travers des forêts de sapins. Puis on prend de l'altitude, la tourbe fait son apparition, la neige et le brouillard aussi. L'eau ruisselle des sommets créant de véritables ravins partout. Même les moutons ne paissent plus là, c'est dire... Y a plus un arbre. Altitude : 400 mètres ! Arrivée à Fort William avec l'averse. On pose les bagages dans un casier de la gare, on mange une soupe pour se donner du courage et on marche les trois kilomètres qui nous sépare de la distillerie Ben Nevis... dont seul le shop est ouvert. C'est un peu dommage. On est trempé. Au retour on s'arrête à des ruines d'un château. Arrivée à la gare on dégouline, on fait les courses avec le peu d'argent qu'il nous reste, on récupre nos bagages et on prend le bus pour l'auberge de jeunesse à 4 kil de là. La chambre est froide. Heureusement qu'on peu se faire du thé !
Lorsqu'on se lève et qu'il ne pleut pas, on décide de tenter le coup : l'ascension du Ben Nevis, montagne la plus haute de Grande-Bretagne qui culmine à 1'344 mètres. Chemin en gros pavés mis en marches d'escalier. Il fait même soleil bien qu'à certains endroits le vent nous pousse hors du chemin ! Il y a beaucoup de monde. On atteint les nuages vers les 1'000 mètres, ils tombent en pluie et le vent ne faiblit pas... Les restes de neige sont tenaces. Un peu trop pour nos chaussures car on glisse souvent. On décide de renoncer par sécurité autour de 1'100 mètres d'altitude environ et 3 heures de montée. La descente est terrible pour les genoux, et il pleut jusqu'en bas. On est à nouveau trempé jusqu'aux os. Ah ! et je me suis pété la gueule et j'ai mal à l'auriculaire droite : enflé et bleu !
On avait loué une voiture car on est sur "Bank Holidays" et on pensait que les transports étaient tous paratysés. Le loueurs ne nous embête pas à cause de la carte de crédit bloquée. Ici on roule à gauche, faut essayer de ne pas l'oublier. En sortant de Fort William les neuf écluses sur le canal de Calédonie, les escaliers de Neptune, valent le détour. On arrive au Loch Ness où l'on visite le château d'Urquart, grand mais il y a trop de monde. On est un peu déçu du paysage, et sur les cartes qu'on possède il n'y a aucune attraction touristique de notée. On découvre quand même une ou deux petites choses qui font que nous ne regrettons absolument pas notre virée. On garde la voiture jusqu'au train du lendemain : tant mieux car on est un peu cassé de partout...
Départ tôt. Le train est à 8h30 et il faut encore, rejoindre la gare (2 miles), faire le plein, rendre les clés, faire du change, et ne pas louper le train. Ah et bien sûr cuisiner le déjeuner (saucisses-oeufs-toast-harricots) et faire les sacs.

Les paysages sont sympas, presque lunaires par endroit. On passe de jolis ponts, allons au bout de certains fjords en longeant la mer, montons des cols pour redescendre dans une nature comme imaginée, enfin ! Arrivée à Mallaig où on a deux heures d'attente avant le ferry pour l'île de Skye. On boit le thé sur une terrasse, grand beau et chaud ! On visite le petit musée sur le hameau. à Armadale on visite le fief du clan Donald et on se dépèche pour ne pas louper l'un des rares bus qui passe dans le coin pour Kyle of Lochalsh, hameau perdu de l'autre côté du pont qui relie l'île de Skye à l'Ecosse "continentale".

On prend le bus pour Dornie. On longe la côte pendant quelques minutes : falaises, pins, et petits buissons en fleurs jaunes très jolis mais épineux. Le fameux château d'Eilean Donan est planté là, sur une île reliée par un pont, dans un estuaire pleins d'algues car la marée est basse. Des cars de touristes s'amoncellent sur le parking. Retour à Kyle avec l'un des rares bus qui passent. Visite du musée du chemin de fer, puis on va à pied à Kyleakin sur l'île de Skye par le grand pont. Un vent à décorner les vaches écossaises souffle ! Visite d'un musée sur la loutre. On observe les bateaux de pêche.
Le seul train qui donne la correspondance sur le bateau de 19h00 part à 6h22 ! Et il fait jour depuis une heure déjà. La ligne de train passe par des endroits extraordinaires. C'est vraiment beau. Thurso est jolie, grande, quadrillée, une zone piétonne et un front de mer. Un chouette musée sur la région de Caithness bien fait et gratuit (on est à court d'argent et la banque a eu un problème avec la nouvelle carte, on devrait la recevoir dans une semaine au lieu de demain). On attend le bus pour le port à 2 kilomètres de là. Il a 20 minutes de retard ! ça commence à être chaud. Au port on apprend que le ferry est cassé et qu'il n'y a de la place plus que pour douze passagers ! Miraculeusement il reste deux places et on embarque pour les Orcades à bord d'un Ro-ro. On passe à proximité de l'"Old Man of Hog", formation rocheuse en falaise au soleil couchant. Très beau.
Il pleuvine... Tant pis, c'est le pays qui veut ça. Objectif du jour : visiter un cercle de pierre dressé et être de retour aux heures d'ouverture de la librairie, seul point d'accès à internet pour communiquer à la banque l'adresse où ils peuvent nous envoyer la nouvelle carte de crédit ! Le bus nous dépose à un carrefour au milieu de nulle part. Cool ! Le ciel est couvert mais la pluie a cessé. On marche jusqu'aux pierres dressées de Stenness, qui datent de 3'000 ans avant J.-C., où broutent des moutons. Des restes d'un village de l'âge de pierre se trouvent également ici. On longe un bras de mer, o on aperçoit des phoques et des tas d'oiseaux inconnus, jusqu'au cercle de Brodgar qui comprend 36 pierres dressées. Joli-joli ! En attendant le bus de retour, on en profite pour visiter une exposition sur le vieux moulin de Torniston. Et on arrive à la librairie de Stromness à l'heure. Ce bled est assez joli : vieilles maisons en pierres coincées entre la mer et une petite colline, très calme. On visite le musée et on finit par aller boire une bire dans un vieux pub fréquenté par des pêcheurs. Cool !
Après le traditionnel déjeuner hyper-protéiné, on prend le bus. Premier arrêt Maeshowe. C'est un tumulus vieux de 3'000 ans dans lequel des Vikings ont fait des grafitis au 12ème siècle ! Deuxime arrêt : Kirkwall, ville la plus importante de l'archipel des Orcades. C'est un joli bourg où l'on se promène dans l'unique rue piétonne. On visite la cathédrale St-Magnus très élancée avec ses pierres extérieures rongées par le vent. Et en face, le palais de l'évèque et du conte. On marche jusqu'à la distillerie Higland Park que l'on visite. On repart avec deux verres souvenirs, une autre ruine ! Troisième étape : rentabiliser la carte journalière de bus en allant au sud, à St-Margaret's Hope.
Puis, le lendemain, on loue des vélos : un mot nous dit de nous servir et de mettre l'argent dans une enveloppe et de la glisser dans la boîte à lettres ! Il fait "grand" beau. On pédale jusqu'à Skara Brae, site préhistorique d'habitation de -3'000 ans. Et c'est bien conservé (et restauré). On y trouve des ronds de maisons interconnectées et enterrées. Puis on visite la maison de celui qui a découvert le site, juste à côté. Vieille maison, meublée dans le années 50, avec pleins de pièces qui ont pleins d'histoires. Puis on pédale jusqu'à Quoyloo pour visiter l'ancienne école reconvertie en brasserie. Bonne dégustation. Mais on a vraiment plus d'argent et le vent se lève et la pluie arrive... On décide de ne pas traîner et de rentrer. Puis c'est la tempète, vent et pluie. Dans les descentes le vent nous arrête ! C'est démoralisant. On met le double de temps pour rentrer. Arrivée à Stromness trempé ! Attente du ferry pour les ”les Shetland à 23h30... Et le soleil brille à nouveau.
Mais qu'est-ce qu'on a mal dormi ! Avec nos problèmes d'argent on ne pouvait pas prendre de cabine et on a décidé de prendre des "Pods" (sorte de sleeperette) trois fois moins cher... Arrivée aux Shetland à l'heure (7h30), on a juste le temps de manger une barre de céréales et le bus arrive. Il nous emmène au nord de Mainland où il donne correspondance sur un ferry qui relie Yell, qui donne correspondance sur un autre bus qui va au nord de l'”le où un autre bac arrive et nous emmène à Unst où un dernier bus nous attend et nous mêne au nord de la dernière ”le britannique habitée la plus au nord, dans le village le plus au nord, à Saxa Vord. C'est une ancienne base de l'armée, fermée en 2006, et on loge dans les baraques des officiers ! Le shop le plus proche est à 3 kilomètres, ce qui nous prend l'après-midi. Les îles sont pelées, herbes rases et mousses, gorgées d'eau. La mer est par endroit déchaînée, à taper contre les falaises. On pourrait apercevoir des orques, phoques et loutres, mais on ne voit que des lapins et des moutons !
Il fait jour à 4h30... On loue des vélos pour aller visiter la réserve naturelle d'Hermaness. Il pleut et on met environ 45 minutes. Le centre des visiteurs présente une exposition sur les oiseaux et sur la tourbe. Et on est déjà trempé jusqu'à l'os ! La gardienne-biologiste nous informe que les oiseaux du nord sont en retard car l'hiver dure... J'espère qu'on verra des Macareux moine... 30 minutes à pied nous sépare de la côte, sur des cheminements en bois à travers des tourbires. Un vent à décorner les boeufs nous y attend ainsi que, l'espace d'un instant, une pluie glaciale. à l'abri d'un dévalement d'un terrain, on attend en observant le vol de centaines de fous de bassan. On longe les falaises en marchant dans un terrain gorgé d'eau pendant encore environ 30 minutes lorsqu'on aperoit un drôle d'oiseau en vol, puis contre la paroi, vers les terriers de lapins, un "puffin", puis un autre... De l'herbe dans la bouche, il se laisse aprocher. On en a vu moins de dix alors qu'ils devaient être des milliers à nicher, on est super-content ! On rentre, il ne pleut plus. On en profite pour visiter les deux musées d'Haroldswick et on se promne jusqu'à Nordwick. 23h, il fait encore jour.
Le seul bus qui va dans le sud de l'île part à 7h40, et il faut encore cuisiner l'omelette du déjeuner ! On va à Uyeasound car il y a une ruine de château à Muness qui se situe à 2 mile. Le seul bus remonte à 10h20, donc on marche d'un bon pas ! L'un des deux seuls châteaux des Shetland est sympa à visiter, il y a des lampes de poche sous l'escalier à l'entrée. Sur le chemin du retour, on s'arrête à la poste de Baltasound, le plus gros bourg de l'île ; 4 maisons, 2 magasins, 1 poste et 1 hôtel. Et pleins de moutons et de vieilles bergeries en ruine. Il y a un arrêt de bus décoré, au milieu de nulle part. Le thème de la décoration de l'année est le mouton ! Puis on marche jusqu'à la réserve naturel de Keen of Hamar : il n'y a plus d'herbes, que des cailloux dont la moitié est jaune et l'autre bleue ! Plus quelques plantes vraisemblablement très rares. On passe à côté d'un vieux moulin à cheval qui écrasait tous ces cailloux. En rentrant, on voit des phoques dans la baie d'Haroldswick, cool ! Et on s'arrête à la chocolaterie a vant qu'il ne pleuve des cordes toute la soirée !
Bus, bac, re-bus, re-bac, et re-bus jusqu'à Lerwick où on visite cette petite ville très agréable : une rue piétonne commerçante, un port plein d'activité, pleins de ferry pour les îles alentours, l'autre château... et c'est à peu près tout. On embarque à 17h00, et le bateau part en faisant le tour des falaises de l'île de Noss, réserve naturelle. Il coupe les moteurs. Il y a pleins d'oiseaux qui nidifient et qui volent partout, c'est géant !
Arrivée à Aberdeen sous le soleil. On pose les bagages à la gare, où la surveillante nous vide entièrement les sacs à la recherche d'objets très très dangereux... On nous avait fait le coup uniquement au Turkménistan, et encore, c'était un passage de frontière... Hallucinant ! Surtout qu'on en a du chenit ! La ville à l'air désordonnée. Il y a une rue commerçante centrale, et des vieux bâtiments éparpillés ça et là. On croit voir une superbe cathédrale mais c'est l'université. On prend un bus jusqu'au "Old Aberdeen", en dehors du plan de ville, et on tombe dans des vieux quartiers jolis, abritant la cité universitaire, rues en pavés, maisons semblables encolonnées au bord de la rue, fleuries. Sympa. On visite l'une des trois cathédrales qui a un beau plafond de bois peint. Et on visite le musée maritime, bien fait, qui explique le boom pétrolier de la ville ainsi que les stations pétrolifères. Puis on marche jusqu'au phare. Il y a un vent hallucinant et des vagues énormes. Ah, et on a enfin reçu la carte de crédit ! à nous les dépenses...
Avant de prendre un train pour Stonehaven on a le temps d'aller voir le marché qui ressemble plus à un GUM occidental encore fermé. Et le marché aux poissons n'est pas mieux ; c'est plus un hangar de chargement de stock en gros. à Stonehaven, la gare est à 20 minutes à pied du centre : une place du marché utilisée en parking peu agréable, des rues autour et un vieux port. On prend le bus pour le château de Dunottar, distant d'environ 2 miles 1/4. Et il pleut. Le château n'est qu'une ruine de plus, par contre il a été construit sur un promontoir rocheux et c'est assez fou. On prend le bus dans l'autre sens, on est trempé jusqu'aux os et on rentre après avoir été visiter le musée tolbooth et s'être réchauffé un peu avec une soupe. On finit de se sécher dans un supermarché d'Aberdeen...
Le premier train pour Inverness est à 10h. On veut s'arrêter à Keith où l'on a 45 minutes pour prendre possession d'une chambre et aller à l'autre gare distante d'1,5 miles pour prendre un train rétro. Ce qu'on arrive aisément ! La "Whiskey Line" nous mne de Keith, 3 distilleries, à Duftown, 8 distilleries. Paysage sympa : on retrouve de cette terre très noire et humide vue dans les "Higlands et Islands". On visite la distillerie de Glenfiddich, encore indépendante, vieille et gratuite : un tour d'une heure et une dégustation des 12, 15 et 18 ans d'âge. Le temps file et on rentre à Keith. Tout est fermé, on est dimanche, on rentre dans un bar : 4 types assis au comptoir nous regardent... Finalement on aura bu notre bière, ainsi que quatre tournées de whiskey d'Aberlour, et sympathisé avec le patron et les quatre clients ! Tous bonnards !
Avant de quitter Keith, on visite encore la distillerie Strathisla, plus petite mais faisant partie d'un très grand groupe. La dégustation est difficile à 10 heures du matin et avec les restes de la veille... Et on court pour prendre le train à destination d'Innverness. Ville sympa, concentrée sur quelques zones à trafic limité. Il y a un château sur la colline mais qui ne se visite pas, et de l'autre côté de la rivière Ness il y a une cathédrale. Le seul musée est fermé. On remonte un peu cette rivière pour arriver dans un mini jardin botanique avec quelques serres. Très agréable. Et pour revenir en ville on découvre un chemin qui passe par pleins de petites îles que la rivière forme. C'est cool et très agréable. Puis on visite les supermarchés en attendant notre train, le "Caledonian Sleeper", qui nous mène jusqu'à Londres. Triste de quitter l'Ecosse mais content de reprendre un train de nuit. Souper dans la voiture-restaurant avec un coucher de soleil sur de magnifiques paysages. Puis Morning Tea à 7h15 et arrivée une demi-heure plus tard. Et il ne pleut pas !
On visite un peu, mais il y a tellement de monde... On n'est plus habitué ! On prend le bateau-bus pour descendre la Tamise jusqu'à Greenwich pendant 40 minutes. Il y a un grand complexe classé UNESCO et un parc avec l'observatoire et la ligne du méridien 0. On flâne un peu en ville : Picadilly, Fortnum&Masson, Soho, Carnaby Street, ... Il y a pas mal de vie, c'est sympa, surtout qu'un rayon de soleil nous accompagne ! Train jusqu'à Harwich pour le check-in du bateau. Il est 22 heures, on a une superbe cabine. On boit une dernière "Ale", le Royaume-Uni est derrière... On avance les montres d'une heure.
Descendus du bateau vers les 7h45 à Hoek-van-Holland. On prend direct un train pour Rotterdam où l'on décide de rester la journée. Une promenade sur un dépliant nous occupe tout le restant de la journée !! On marche à travers une ville fascinante : bâtiments architecturaux impressionnants, beaucoup de verdure, canaux avec vieilles péniches partout en centre-ville, rues aménagées pour les piétons, ... On tombe par hasard sur un "parking" de vieux bateaux refaits qu'on peut visiter : intérieurs hallucinants et bien refaits. à côté le musée maritime présente, entre autres pirateries, lignes transatlantiques, modèles réduits, l'histoire des cartes du globe aplaties. Et on prend un bateau-mouette pour le quai de l'Amérique : ça donne envie de partir !
Retour à la gare, train pour Amsterdam où l'on boit une bière dans le magnifique buffet, puis CNL pour Bâle qui n'a plus de voiture-restaurant ! Heureusement que le "provodnik" sert des saucisses-salades de patates ! Réveillés à 6h00, déjeuner allemand dans une boîte en carton, douche au fond de la voiture, arrivée à 6h45. Correspondance pour chez nous pile dans les heures de pointe, on peine à trouver des places. Le temps est couvert et il fait froid. Reste plus qu'à vider les sacs et ranger tout ce chenit !